Compagnie des Collines



Le vison voyageur (2016)


Le théâtre qui rend fou – Un réveillon à la montagne (2015)


Pension complète (2014)


J'y suis, j'y reste (2013)


La soupière (2012)


Si ON n'existait pas (2012)


Qui a tué la vieille ? (2011)


Les gens sont incroyables (2010)


Tailleur pour dames (2009)


Contretemps (2008)


Tapage nocturne (2007)


Impair et Père (2006)


Rouge, Jaune et Bleu (2005)


Espèces menacées (2004)


Si je peux me permettre (2003)


La brune que voilà (2001)


Feu Monsieur de Marcy (2000)


Oui, patron (1999)


Je veux voir Mioussov (1998)


Les doux dingues (1997)

C'est en mars 1984 qu'à l'initiative du Foyer Culturel des Collines et de Patrick Willocq naissait à Frasnes une compagnie théâtrale baptisée Atelier-Théâtre du Foyer Culturel.

À l'époque ils étaient 8, n'avaient pas ou peu de décor, ne disposaient que de 3 ou 4 projecteurs de fortune, d' une bande-son crachotante… mais, dès ce premier spectacle, se dégageait un « esprit » Compagnie des Collines que son fondateur caractériserait plus tard par ces quelques traits : « beaucoup de dévouement, un talent certain, la volonté de faire réussir chacun dans son rôle, l'encouragement mutuel, le souci de l'autre, le respect du public, la bonne humeur, le travail sérieux et le plus important… une immense amitié ».

C'était l'époque de La Perruche et le Poulet jouée à Frasnes les 10 et 11 novembre 84 puis exportée à Grandmetz le 17 février 85. Ce serait ensuite, dès mars 85, la présentation d'Oscar, puis d'autres comédies à succès.

Entre-temps la troupe avait changé de nom et s'appelait, dès la fin de 1985 La Joyeuse Compagnie. Elle continuait à se produire aussi à Grandmetz et s'exportait pour la première fois à Barry. Enfants des Collines, les acteurs souhaitèrent bientôt prouver davantage leur attachement à leur terroir en appelant leur troupe Compagnie des Collines. Ce fut fait en 1988.

C'est aussi cette année-là que la jeune société fit son entrée dans le festival théâtral du château d'Anvaing, en se lançant dans l'adaptation de pièces plus classiques, appartenant au « grand répertoire » : L'Impromptu de Versailles, La Nuit blanche de Monsieur de Musset, L'Affaire du Courrier de Lyon, L'Alouette, Antigone, L'Idiot. Chacun de ces spectacles fut un pari et une aventure. La représentation en plein air avec ses aléas acoustiques, la réalisation de décors de plus en plus lourds et complexes, l'introduction de techniques d'expression plus diversifiées, la gestion d'un groupe important d'acteurs et de techniciens venant de multiples horizons ainsi que la préparation en pleine période de vacances furent autant d'écueils qu'il fallait chaque année surmonter. Patrick Willocq s'adonna à cette tâche avec toute sa ténacité et son énergie. Et le miracle s'accomplissait chaque fois... ou presque, puisqu'en août 94 de mauvaises conditions météo obligèrent la troupe à renoncer à la représentation de L'Alouette de Anouilh, qui fut finalement jouée, quelques mois plus tard, en l'église de Frasnes.

Au mois d'août 1995, tandis que se préparait l'Antigone d'Anouilh, celui qui avait été le fondateur et le directeur de la compagnie décida de passer la main. Son orientation de vie (l'entrée au séminaire) l'amenait à renoncer progressivement à la direction de sa troupe frasnoise. Patrick Willocq avait décidé un de ses compères de scène à Frasnes et sous d'autres cieux kainois à reprendre le flambeau. Jean-Pierre Cossement lui succédait. Avec lui, la Compagnie des Collines allait régulièrement prendre la direction de Barry, d'où venait son nouveau guide. Par contre, elle n'allait plus se produire au château d'Anvaing. Après avoir terminé la réalisation d'un autre pari risqué lancé par Patrick Willocq, celui de la trilogie de Marcel Pagnol, la compagnie allait revenir à un programme plus populaire, attendu par un public plus large. Depuis De Doux Dingues de Michel André jusqu'à Le Vison Voyageur de Ray Cooney, le nouveau metteur en scène continua à entretenir ces valeurs de collaboration et d'amitié qui caractérisent le théâtre amateur et le distinguent d'un certain professionnalisme où prédomine parfois un esprit de compétition et de concurrence qui tend à écraser le partenaire.

Œuvre collective, la représentation théâtrale ne peut être réussie sans la collaboration entière de tous ceux qui la réalisent, y compris ceux qu'on ne voit pas sur la scène : les techniciens, les décorateurs, la maquilleuse, l'aide-mémoire… sans oublier ceux qui s'occupent de l'accueil du public et de l'intendance. Certains d'entre eux sont restés fidèles à la compagnie pendant de nombreuses années ; d'autres ont été amenés pour diverses raisons à renoncer à leur participation. Ils ont ainsi donné l'occasion à d'autres encore de participer à l'histoire de la Compagnie des Collines qui a réussi à perpétuer la tradition théâtrale dans la cité sucrière.


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